

Images et narrations
:
les champs d’étude
Culture Générale
Histoire des arts et des arts graphiques, étude des médias,
art et philosophie,
sciences humaines, pratique de l’anglais.
Donner des connaissances et des références à l’étudiant
pour qu’il puisse les utiliser comme repères et développer
une attitude comparative par rapport à son époque et par
rapport à son environnement.
Il s’agit d’établir avec l’étudiant un
questionnement permanent à propos de la production plastique en
général et de la sienne en particulier afin de lui permettre
une inscription progressive dans le champ de la création. Pour
ce faire, il se doit d’acquérir les outils conceptuels de
l’analyse, de la réflexion et de la critique, qui le conduiront,
par le choix d’un point de vue, d’un engagement, puis d’un
sujet et d’un médium, à s’interroger sur les
notions d’identité, de société, d’art
dans une problématique de communication.
Les Arts contemporains ne sauraient être appréciés,
ni même compris, hors du contexte historique et polémique
de leur apparition. Tout en assumant un lourd héritage culturel
- qu’ils ne manquent pas d’ailleurs de contester, ils
s’intronisent comme écriture en soi, création centrée
sur elle-même. Les œuvres sont alors protéiformes, énigmatiques,
imprévisibles, déconcertantes. Peut-être ont-elles
cessé de plaire… ?
Peu importe, l’artiste contemporain ne cherche pas à séduire :
il inscrit son histoire à travers celle de son temps, et l’œuvre
incarne cette démarche. C’est un homme, soucieux de comprendre
le monde qui l’entoure, sur le fonds d’échec consommé
de la modernité, de déconstruction occidentale, d’exaspération
des élites. Les Arts contemporains sont inséparables de
cette essence méditative, et s’ils n’offrent pas de
solution aux problèmes de l’époque, ils sont loin
d’y rester insensibles.
A ce titre, eux-mêmes se présentent sous la forme d’un
discours ; discours polyglotte et multiforme, discours violent et
irrévérencieux, mais toujours discours cohérent,
alors même que son unité reste problématique.
Toute la question est là en effet : comment donner un sens
à une production qui refuse de revendiquer une quelconque unité ?
Telle est la tâche, modeste mais utile, de la philosophie dans sa
dimension esthétique : essayer de comprendre, parfois mieux
qu’elle ne se comprend elle-même, la création contemporaine
dans son ensemble. Et cela, non pas en dépit de sa diversité,
mais au nom de celle-ci.

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