Cours du soir 18/19

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Atelier plastique modelage céramique
Abdelilah CHAHBOUNE, Plasticien.
L’Atelier céramique est dédié à la céramique artistique... à travers des the?mes, nous proposons un travail autour de l’objet, de sa mise en forme, son espace, la scénographie... à l’exposition. Les cours s’adressent à un large public initié ou sans expérience ni connaissance particulie?re. Le but est d’initier les stagiaires au monde de la céramique au moyen de diverses techniques. L’atelier offre de nombreuses possibilités techniques ou esthétiques pour enrichir des envies, réaliser
des réves...
Parmi les méthodes proposées :
Le modelage à la boule, le modelage à la plaque, le modelage à la bonde, le modelage au colombin... des matières et des textures sont travaillées. On partage ses envies, ses idées, on se fait plaisir... la technique est au service du projet.
Pour une pratique complémentaire nous abordons le plâtre, la fabrication de moules de coulage céramique, d’estampage et la prise d’empreintes...
Pour le bon déroulement de l’atelier, il sera demandé à chaque participant de bien vouloir respecter le choix du jour de présence et d’apporter quelques outils de base. Les travaux doivent e?tre réalisés dans l’atelier, les pie?ces fac?onnées à l’extérieur ne peuvent pas étre cuites ou émaillées sur le site. L’usage de la terre et des émaux est strictement réservé aux cours du soir.

Atelier hebdomadaire : les mardis et mercredis de 18h00 à 20h00 (hors vacances scolaires). Du 03 octobre 2017 à la mi-juin.

Histoire de l’art : Images, imaginaires & magie
Yvain VON STEBUT, Docteur en art plastique
Nous sommes constamment traversé.e.s par des sensations d’intensités variables : des odeurs et des saveurs, des sons et des rythmes, des contacts avec des matie?res, des formes et des lignes, des couleurs, des ombres et des lumières... Les événements que nous traversons et les émotions qu’ils provoquent laissent des traces en nous. Progressivement, ces sensations qui nous habitent, nous hantent et nous travaillent, produisent des images intérieures, des représentations mentales qui trouveront ensuite une matérialité au travers d’une multitude d’oeuvres artistiques et poétiques.
Mais avant de prendre corps, ces images peuplent le territoire singulier de notre imaginaire. Un paysage que nous nous proposons de dérouler avec une attention toute particulie?re. Suivant ici la pensée de Gaston Bachelard pour qui l’humain est avant tout un e?tre qui imagine, nous explorerons différents registres de l’imaginaire.
L’univers des symboles offre une première perspective vertigineuse. L’ensemble de ces images archétypales renvoie, en effet, aux cosmogonies, ces récits des origines où le réel dialogue avec l’invisible, le corps avec l’esprit. Un monde peuplé d’innombrables divinités et d’un bestiaire en clair-obscur : animaux sauvages ou domestiqués, créatures hybrides ou monstrueuses. De la naissance à la mort, c’est également un imaginaire de l’énergie vitale et du désir qui se dessine, de la question du premier souffle au caractère ambivalent de l’érotisme.
L’imaginaire peut alors prendre la forme d’un combat, pour la survie, pour la domination de l’autre, du monde et du vivant. Ou encore des combats pour défendre ou déconstruire des idées, des valeurs ou des identités. Les enjeux sont alors politiques, au sens large du « vivre ensemble ». Les luttes des humains alimentent les récits et l’iconographie, pour le meilleur et pour le pire. Sur ce champ de bataille se croisent guerrier.ère.s et pirates, rebelles, résistant.e.s et militant.e.s, explorateur.trice.s, héros et super-héroïnes...
Si le mot imaginaire renvoie à « quelque-chose qui n’existe qu’en imagination », cette nouvelle traversée de l’art questionnera le caracte?re ténu de la frontière entre le réel et l’imaginaire. Des mythes fondateurs aux mythologies personnelles des artistes contemporains, les images affirment leur pouvoir. Elle peuvent nous enchanter car nous nous sentirons en accord avec ce qu’elles représentent ou nous ensorceler en rendant désirable un objet. Que dire alors de notre imaginaire de consommateur.trice, abreuvé.e par la publicité et le miroitement de nos écrans ? Mais notre imaginaire, envisagé comme le domaine où se croisent notre intériorité et notre rapport au monde peut se charger d’une puissance transformatrice. Pour Emilie Hache, les récits sont des fabriques d’espoir. Ils préparent en quelque sorte le terrain d’un changement. Nous nous y projetons comme dans une prophétie auto réalisatrice. Une approche que défendait déjà Starhawk en nous invitant à « avoir de nouvelles images à l’esprit, [à] nous aventurer dans un paysage transformé, [à] raconter de nouvelles histoires ». Ainsi, à partir de ce travail, la magie — définie « comme l’art de réaliser les visions » — peut- elle opérer.

Dates : les 2e lundis de chaque mois (sauf période de vacances ou jours fériés) Lundi 8 octobre, Lundi 12 novembre, Lundi 10 décembre, Lundi 14 janvier, Lundi 4 février, Lundi 11 mars, Lundi 1 avril, Lundi 13 mai, Lundi 17 juin

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