Workshop

Glisser du mur

Ce workshop a pour objectif de faire sortir la photographie de son cadre habituel pour la matérialiser en un objet palpable et autonome. Par l’expérimentation, les étudiant.e.s ont été invités à rentrer dans la troisième dimension de la photographie : le volume et son espace afin de la conduire vers autre chose que sa dimension première. Cet atelier se veut aussi une ouverture sur d’autres formes et pratiques de la photographie afin d’y puiser des outils de réflexion et d’inspiration.

Le sujet (donné par Émilie Saccoccio) de ce workshop est une invitation. Celle de faire « descendre » la photographie du mur habituel d’exposition afin qu’elle rejoigne l’espace, et ainsi la faire basculer dans sa troisième dimension : le volume.

Le sol, c’est celui qui accueille le volume, mais c’est aussi celui que l’on foule. C’est cette matière sous le pied, cette brique qui s’assemble grâce au feu, c’est ce gravier qui crisse, cette matière de la terre, la première que l’on foule. Le sol, c’est d’abord la terre, comme un potentiel de sculpture, mais il est aussi potentiellement le territoire, le lieu.

Sortir, dehors !

Et puis comme deux invitations ne suffisent pas, je vous propose que ce projet s’imagine hors des limites de l’école et que vos images et vos propositions sortent rencontrer l’extérieur, le dehors et tous ceux qui l’habitent.

Les autres, la rue ! Les places, les rues, les sols, les trottoirs, les vitrines...cet espace à touxtes.

Investir l’espace public, c’est s’adresser à celleux à qui l’on propose notre travail. La rue, cet espace qui appartient à tout le monde. Nous explorerons ce qui se passe quand la photo se détache des lieux auxquels on l’attribue habituellement, lorsque l’on pense au spectateur.rice comme un.e interlocuteur.trice.

© Katya Synichenko